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Europe France

où se situe la France et ce qu’elle apporte au continent

Une certaine idée de la France se lit aussi à hauteur de carte européenne : façades, voisinages, héritage politique et régions ouvertes sur leurs voisins.

Carte stylisée de la France ouverte sur l'Europe occidentale, façades maritimes et frontières terrestres
Réponse rapide

La France occupe l’extrémité occidentale de l’Europe, partage ses frontières avec huit pays, donne sur quatre façades maritimes et compte parmi les six membres fondateurs de l’Union européenne depuis 1957. Au sein du continent, elle se distingue par la densité et la variété de ses régions, accessibles en quelques heures de train depuis les capitales voisines.

  • Position de carrefour : pointe ouest du continent, charnière entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud.
  • Huit voisins terrestres : Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Monaco, Espagne, Andorre.
  • Quatre façades maritimes : mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée.
  • Membre fondateur de la Communauté européenne par le traité de Rome (1957).

La France sur la carte de l’Europe

Arpenter la France à la lumière de sa géographie européenne, c’est commencer par une évidence trop souvent oubliée : elle occupe la pointe occidentale du continent, là où les terres s’effilent vers l’Atlantique avant de céder la place à la mer. Cette position de carrefour, longue à se dessiner dans l’histoire, structure encore aujourd’hui sa façon d’être un pays européen.

Une position de carrefour ouest-européen

Regardée depuis Berlin, Madrid ou Rome, la France apparaît comme une charnière. Elle ferme à l’ouest le continent européen, mais elle ouvre aussi le passage entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud, entre le monde germanique et le monde latin. Aucun autre pays de l’Union ne joue tout à fait ce rôle de couloir entre les Mers du Nord et la Méditerranée. Cette situation explique en grande partie l’épaisseur des liens, anciens et récents, qui se sont tissés avec les voisins immédiats : commerces de frontière, foires, mariages, traités.

La France métropolitaine s’étend sur environ 552 000 kilomètres carrés, ce qui en fait l’un des plus grands États de l’Union européenne en superficie. Cette ampleur joue à plein dans l’expérience qu’on peut avoir du pays : du nord au sud, on traverse plusieurs climats, plusieurs paysages, plusieurs cuisines. C’est rare en Europe occidentale.

Sept voisins terrestres, quatre façades maritimes

La France partage ses frontières terrestres avec huit pays si l’on prend la peine d’y inclure les micro-États. Au nord-est, la Belgique et le Luxembourg ; à l’est, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie ; au sud, Monaco, l’Espagne et la principauté d’Andorre logée dans les Pyrénées. Chacun de ces voisinages a façonné, à sa manière, une langue régionale, une cuisine, une façon de bâtir.

À cela s’ajoutent quatre façades maritimes que la mémoire collective oublie parfois de relier : la Manche et la mer du Nord au nord, l’océan Atlantique à l’ouest, la mer Méditerranée au sud. Cette ouverture maritime explique l’importance historique de ports comme Calais, Le Havre, Bordeaux, La Rochelle, Marseille. La France apparaît alors moins comme une forteresse intérieure que comme une terre poreuse, ouverte aux échanges du large.

À retenir

Si l’on exclut les micro-États (Monaco, Andorre), la France a six voisins terrestres principaux. En les incluant, le compte monte à huit. Les deux formulations sont valides selon le contexte.

Membre fondateur de l’Union européenne

Il est difficile de comprendre la place de la France en Europe sans revenir, brièvement, à la construction européenne. Le pays n’a pas rejoint l’Union sur le tard : il en a posé la première pierre.

Du traité de Rome à aujourd’hui

Le 25 mars 1957, la France signe le traité de Rome aux côtés de la République fédérale d’Allemagne, de l’Italie, de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg. Ces six pays donnent naissance à la Communauté économique européenne, ancêtre direct de l’Union telle qu’on la connaît aujourd’hui. La France figure ainsi parmi les six États fondateurs, aux côtés de l’Allemagne avec laquelle elle a tissé, au fil des décennies, le moteur politique du projet européen.

Depuis cette date, la France a pris part à toutes les grandes évolutions du continent : la mise en place du marché unique, l’adoption de l’euro comme monnaie commune en 1999, l’élargissement progressif de l’Union à de nouveaux pays. Le rythme institutionnel a, lui aussi, gardé sa marque française : chaque mois, eurodéputés et fonctionnaires européens se déplacent depuis Bruxelles vers Strasbourg pour les sessions plénières, dans un va-et-vient ferroviaire qui ancre concrètement la France au cœur du calendrier européen.

Strasbourg, capitale parlementaire européenne

Une ville française porte, plus qu’une autre, la marque institutionnelle de l’Europe : Strasbourg. C’est là que le Parlement européen tient ses sessions plénières officielles, dans un grand bâtiment de verre dressé au bord de l’Ill. La ville héberge également le Conseil de l’Europe, organisation distincte de l’Union, et la Cour européenne des droits de l’homme, dont les arrêts s’appliquent à plusieurs dizaines d’États du continent.

Visiter Strasbourg, c’est ainsi voir l’Europe au travail. Il n’est pas rare d’y croiser des délégations parlementaires, des juristes en route vers la Cour, des étudiants en stage dans les institutions. Le quartier européen, en bordure du centre historique, mérite à lui seul une promenade attentive, ne serait-ce que pour mesurer le contraste entre l’architecture institutionnelle contemporaine et les façades à colombages de la Petite France.

Ce qui distingue la France des autres pays européens

Dire que la France est un pays européen ne suffit pas. Il faut préciser ce qui en fait, au sein du continent, une destination à part. La singularité française tient moins à un trait spectaculaire qu’à un faisceau d’éléments enracinés, qu’on découvre en prenant le temps.

Première de ces singularités : la diversité des paysages condensée sur un territoire continental ramassé. En quelques heures de train ou de route, on passe des dunes de la mer du Nord aux falaises de Normandie, des plages atlantiques aux gorges du Verdon, des sommets alpins aux côtes corses. Peu de pays européens offrent une telle palette à si courte distance.

Deuxième singularité : la densité du patrimoine bâti. Châteaux royaux, abbayes romanes, cathédrales gothiques, citadelles Vauban, villas balnéaires de la Belle Époque, fermes patiemment restaurées dans les vergers normands. La France comptabilise des dizaines de milliers de monuments protégés, lus à hauteur de marées comme à hauteur de bocages. Cette épaisseur historique se découvre lentement, par hôtels de charme et plages mémoire, par bord de mer du Nord ponctué de bunkers, par pays cathare dressé sur ses pitons.

Troisième singularité, qui prépare la suite : un art de vivre qui s’exporte sans s’imposer. Cuisine régionale, vins de terroir, marchés hebdomadaires, café en terrasse, sieste possible. Ce rythme se découvre en pratique, région par région, là où le pays touche ses voisins.

Façades

Quatre mers, un continent

Mer du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée. La France est l’un des rares pays de l’Union à donner sur autant de façades maritimes différentes.

Voisins

Huit pays partagés

Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Monaco, Espagne, Andorre. Six voisins principaux et deux micro-États.

Union

Fondatrice depuis 1957

Signataire du traité de Rome avec cinq autres États, la France est membre de la Communauté européenne depuis l’origine.

Les régions françaises tournées vers l’Europe

L’épaisseur européenne de la France se lit aussi par régions. Plusieurs voisinages signifient plusieurs influences mêlées, qu’on retrouve dans la langue, l’architecture, la table.

L’est et le nord, à la rencontre de l’Europe continentale

L’Alsace, la Moselle, le territoire de Belfort gardent la trace, dans leurs façades et leur cuisine, de leur histoire partagée avec l’aire germanique. Strasbourg, Colmar, Metz, Nancy forment une ligne de villes où l’on entend, parfois, des dialectes encore vivants et où la winstub voisine avec la brasserie. Plus au nord, les Hauts-de-France ouvrent sur la Belgique et, par la mer, sur l’Angleterre. Les beffrois inscrits à l’UNESCO, hérités du Moyen Âge flamand, racontent cette continuité culturelle. Lille, Dunkerque, Cambrai s’inscrivent dans une géographie qui ignore les frontières administratives : on rejoint Tournai en bus de ville, Courtrai en TER, comme on prend le train pour Lille en sortant de Bruxelles.

La Savoie et la Haute-Savoie, charnière alpine, communiquent depuis toujours avec la Suisse et l’Italie. Les voies romaines, les cols, les pèlerinages ont créé une intimité ancienne entre les vallées françaises et leurs voisines piémontaises ou genevoises. Cette région d’altitude reste l’une des plus européennes du pays, par les flux quotidiens autant que par l’histoire.

Le sud, charnière méditerranéenne et ibérique

La Côte d’Azur prolonge la Riviera ligure : Menton et Vintimille se touchent presque, et l’architecture des palais de la fin du XIXe siècle traverse la frontière sans changer de style. Plus au sud-ouest, le Pays basque français se vit dans la continuité du Pays basque espagnol, avec une langue commune, l’euskara, et une cuisine partagée. Les Pyrénées-Orientales, ancienne marche catalane, prolongent jusqu’à Perpignan le rayonnement de Barcelone et de la Catalogne. Sur les marchés, on entend du catalan, on goûte la rousquille, on regarde les sardanes danser le dimanche.

Ces régions frontalières ne sont pas des marges : elles sont précisément ce qui rend la France européenne dans la chair, et non seulement dans les traités.

La France ne propose pas une seule expérience européenne, elle en condense plusieurs.

Claire Merlot

Visiter la France depuis un autre pays européen

Pour un voyageur installé ailleurs en Europe, la France reste l’une des destinations les plus accessibles du continent. La libre circulation prévue par l’espace Schengen permet, dans la plupart des cas, de franchir la frontière avec une simple carte d’identité européenne, sans formalité particulière. Les conditions précises restent à vérifier selon le pays de départ et la durée du séjour.

Le réseau ferroviaire à grande vitesse joue à plein. Depuis Londres et Bruxelles, l’Eurostar relie Paris en quelques heures ; depuis la Suisse, le TGV Lyria dessert Paris, Lyon et Marseille ; depuis l’Italie, le Frecciarossa et le TGV France-Italie relient Milan et Turin à la capitale. Les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Nice-Côte d’Azur, Lyon-Saint-Exupéry et Marseille-Provence concentrent l’essentiel du trafic international, tandis qu’un maillage d’aéroports régionaux dessert les territoires de manière plus fine.

Quant à la durée idéale d’un séjour, il est sage de la laisser respirer. Trois à quatre nuits suffisent pour s’attacher à une ville. Une semaine permet d’enchaîner deux régions voisines, comme la Normandie et la Bretagne, ou la Provence et la Côte d’Azur. Au-delà, on bascule dans un voyage long, attentif, qui prend la mesure d’un territoire plutôt que de cocher des étapes.

Une destination européenne, plusieurs façons de la découvrir

Il n’y a pas une France, mais plusieurs Frances superposées sur le même territoire. La France des grandes villes patrimoniales, d’abord, avec Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille : elle se visite à pied, musée après marché, brasserie après quartier ancien. La France rurale, ensuite, celle des bocages normands, des vignes bourguignonnes, des bastides du Lot-et-Garonne : un rythme plus lent, plus attaché aux saisons, qui ressemble à ce que l’Europe rurale connaît dans ses meilleurs moments.

Il y a la France des littoraux : plages mémoire du Débarquement en Normandie, longues lignes sablonneuses des Landes, calanques marseillaises, criques corses. Et puis la France des montagnes : Vosges feutrées, Jura plus discret, Alpes monumentales, Pyrénées brunes, Massif central plus secret. Chacune offre une autre Europe en miniature, à hauteur de territoire.

Où se situe la France en Europe ?

La France occupe l’extrémité occidentale du continent européen. Elle borde l’océan Atlantique à l’ouest, la mer Méditerranée au sud, la Manche et la mer du Nord au nord, et partage des frontières terrestres avec huit pays voisins, de la Belgique à l’Espagne.

Combien la France a-t-elle de pays frontaliers ?

La France partage ses frontières terrestres avec huit pays si l’on compte les micro-États : Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Monaco, Espagne et Andorre. Sans les micro-États, on parle souvent de six voisins principaux.

Depuis quand la France fait-elle partie de l’Union européenne ?

La France figure parmi les six États fondateurs de la Communauté économique européenne, ancêtre de l’Union, signataires du traité de Rome le 25 mars 1957. Elle est donc membre depuis l’origine du projet européen.

Quelle ville française accueille le Parlement européen ?

Le siège officiel du Parlement européen est à Strasbourg, où se tiennent les sessions plénières. La ville héberge également le Conseil de l’Europe et la Cour européenne des droits de l’homme.

Quelles régions choisir pour un premier séjour en France ?

Pour un premier séjour, deux approches fonctionnent bien. Une approche urbaine et patrimoniale, en combinant Paris avec une ville régionale comme Lyon, Bordeaux ou Strasbourg. Ou une approche par couple de régions voisines : Normandie et Bretagne, Provence et Côte d’Azur, Alsace et Lorraine. Tout dépend de la saison et du temps disponible.

Il reste, en chaque coin de France, une part du continent à découvrir, et une façon européenne de regarder le pays.